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Quand les kimonos retrouvent une seconde vie
Rencontre avec Andrea, créatrice de Punksternschen.

Andrea, fondatrice de Punksternschen, est couturière de formation et travaille depuis plus de dix ans dans le développement de produits textiles. Sa passion pour les tissus, la création et la recherche de solutions responsables l’anime depuis toujours.
« Je veux libérer le monde des déchets. »
Une phrase qui résume parfaitement son approche.
Son expérience dans l’industrie lui a montré l’ampleur du gaspillage : des rouleaux entiers de tissus mis de côté, des matières excédentaires ou légèrement défectueuses, mais encore parfaitement utilisables. Pour Andrea, ces ressources n’attendent qu’une chose, qu’on leur redonne de la valeur.
C’est ce qu’elle fait avec Punksternschen : transformer les surplus et les tissus oubliés en créations durables et utiles.

Entre créativité et précision
Ce qu’Andrea fabrique n’est pas seulement joli. C’est réfléchi, précis, pensé pour durer.
Son atelier est un équilibre entre désordre créatif et rigueur technique. Chaque patron, chaque couture vise à optimiser le tissu, à réduire les pertes de matières et de temps. Elle planifie ses pièces comme un puzzle : rien ne doit être gaspillé. Mais ce qu’elle préfère, ce sont les moments d’improvisation, quand une idée surgit, qu’elle teste et essaie simplement.
Le souci du détail, elle l’a appris autant dans son métier de couturière que dans la philosophie du judo.
Une matière pleine d’histoire
L’idée de réutiliser des judogi est née un jour dans son dojo. Un tas de kimonos, destinés à la poubelle, a retenu son attention. Peut-être les cols étaient trop abîmés pour être portés, mais encore solides, résistants et chargés d’histoire. Elle a tout de suite vu dans ces judogis, une matière utilisable.
Le judo et le Ju-Jitsu lui a appris la précision, le respect et la persévérance ; la couture, la rigueur et la créativité. Dans les deux cas, tout repose sur la maîtrise du geste, l’attention au détail, et le respect du matériau ou du partenaire. Valoriser ce qu’on a déjà, plutôt que produire toujours plus, est une forme de respect que nous partageons pleinement.


Et après ? Des projets qui s’enchaînent
Andrea a toujours mille idées en tête. Ses prochains projets ? Donner forme à de nouveaux accessoires fabriqués à partir des « restes des restes ». Une façon d’aller encore plus loin dans son engagement pour une production sans déchet.
Oser, comme sur le tatami
Quand on lui demande quel conseil elle donnerait à quelqu’un qui veut se lancer, sa réponse est simple :
« Il faut juste le faire. Comme sur le tatami : croire en soi, se relever, recommencer. »
Infos pratiques
Instagram: @punksternschen
Retrouvez Andrea et ses créations lors du tournois de Oensingen, à notre stand
Retrouvez Andrea et ses créations lors du championnat cantonale bernois le 21 et 22 mars
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